Pharmacie Patton - Flux RSS de conseils santé Les conseils santé de Pharmacie Patton et dossiers sur les maladies et pathologies les plus courrantes. https://pharmaciepatton.pharmavie.fr/conseils Thu, 16 Sep 2021 13:41:57 +0200 <![CDATA[4 conseils santé pour vos animaux]]> Votre chien ou votre chat fait partie de votre vie. C’est un membre à part entière de votre famille et vous souhaitez ce qu’il y a de meilleur pour lui. Votre animal de compagnie a besoin d’être chouchouté pour rester en bonne santé le plus longtemps possible. Voici donc 4 grands conseils pour le bien être de votre animal.

 

Protéger son animal des maladies, des vers et des parasites

Vermifugez votre animal et protégez-le des puces et des tiques au rythme préconisé par la marque que vous choisissez. Les vermifuges évitent que des vers se développent dans l’intestin. Les puces et les tiques peuvent rendre la vie impossible à vos animaux (démangeaisons) et ils peuvent être vecteurs de maladies portant atteinte à leur santé, comme la maladie de Lyme transmise par les tiques.

La vaccination est vivement conseillée par les vétérinaires, notamment contre certaines maladies courantes et contagieuses pouvant avoir des conséquences graves sur la santé de vos animaux. N’hésitez pas à demander des conseils.

 

Offrir une bonne hygiène à son animal

Les chiens, plus que les chats, ont besoin d’être lavés régulièrement avec un shampoing adapté, sans dépasser un bain par mois. Le soin des dents, des yeux et des oreilles est important. Il existe de nombreuses gammes et de nombreux produits adaptés pour vos animaux. Demandez conseil à votre pharmacien.

 

Donner une alimentation adaptée et une bonne hydratation à son animal

Tout comme pour nous, la qualité et la quantité d’alimentation que vous donnez à vos animaux est primordiale. Ils ne peuvent pas manger de tout et ont besoin d’une nourriture adaptée. Par exemple, un chiot ou un chaton n’a pas les mêmes besoins qu’un chien ou un chat adulte.

En parlant d’alimentation, il est important de surveiller la courbe de poids de votre animal et de donner les bonnes rations en fonction. Attention de ne pas laisser s’installer une obésité qui touche de nombreux animaux de compagnie.

Changez le bol d’eau tous les jours, voire plusieurs fois par jour en fonction de son état de propreté et de fraîcheur. Surveillez que votre animal ne se mette pas à boire plus qu’avant et à uriner davantage, si tel est le cas, veillez à consulter un vétérinaire.

 

Préserver l’équilibre mental et physique de son animal de compagnie

Le chien et le chat, comme nous, ont besoin de se dépenser régulièrement. Pour les chiens, des balades régulières ou autres activités physiques avec leur maître, dans des endroits où ils ont plein d’odeur à renifler, est un plaisir pour eux. Pour le chat, ils sont beaucoup plus solitaires et n’ont pas besoin que leur maître les accompagne.

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https://www.mesoigner.fr/conseils/481-4-conseils-sante-pour-vos-animaux
<![CDATA[Les conseils pour une bonne hydratation]]> En pleine saison d’été, la chaleur peut s’avérer difficile à supporter surtout lorsqu’elle est très forte et les risques de déshydratation sont plus fréquents. Les personnes les plus concernées sont les enfants, les personnes fragiles (par exemple les diabétiques) et aussi les plus âgées (à partir d’un certain âge, les personnes ressentent moins la sensation de soif et retiennent moins bien l’eau et le sel). Le corps est composé à 60% d’eau en moyenne, qui est principalement évacuée dans les urines, par la respiration et surtout par la transpiration tout au long de la journée. Pour avoir un bon équilibre au sein de l’organisme, les pertes en eau doivent toujours être compensées par les apports. Voyons comment détecter les signes de déshydratation et comment faire pour avoir une bonne hydratation quotidienne.

 

Comment détecter les signes de la déshydratation ?

La déshydratation est la résultante d’un manque d’eau et de sels minéraux dans le corps qui sont essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Elle survient lorsque les pertes en eau sont excessives et non compensées.

Les premiers signes d’une déshydratation sont une sensation de soif, les lèvres sèches, une fatigue anormale, des urines de couleurs foncées, une faible perte de poids et de force.

Lors d’une déshydratation grave s’ajoute aux premiers signes, une bouche et un langue sèche, l’apparition d’un pli cutané (quand la peau est pincée et qu’elle met un certain temps à retrouver son aspect initial), des urines en faible quantité, une fièvre parfois accompagnée de maux de tête, de vertiges et des troubles du comportements (agitation, étourdissements, …).

Chez les personnes âgées, la déshydratation n’est pas à prendre à la légère car dans les cas les plus grave, elle peut conduire à une hospitalisation. C’est pourquoi il est important d’évaluer l’état de gravité des symptômes ou de contacter les urgences (15 ou 112) pour connaître les mesures à suivre.

 

Comment s’assurer d’avoir une bonne hydratation ?

Bien évidemment l’eau plate est la meilleur source d’hydratation surtout en période de forte chaleur. Il est conseillé de boire au moins 1.5L d’eau par jour en petite quantité tout au long de la journée pour augmenter la bonne absorption. Il ne faut pas attendre la sensation de soif pour boire.

On peut varier les plaisirs, avec des thés ou tisanes, des eaux gazeuses, des aliments gorgés d’eau (le concombre, la tomate ou le brocoli …), des jus de fruits frais, des légumes, des soupes …

Il est conseillé de se rafraichir de façon régulière, en prenant des douches fraîches qui feront rapidement baisser la température du corps. Vous pouvez utiliser des brumisateurs sur les zones découvertes notamment le visage pour le côté rafraîchissant et hydratant de la peau. Ne pas hésiter à faire de même avec les enfants.

Bien se protéger du soleil et bannir les expositions aux heures les plus chaudes entre 12h et 15h.

 

Source :

https://www.ameli.fr/la-reunion/assure/sante/urgence/pathologies/deshydratation

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https://www.mesoigner.fr/conseils/480-les-conseils-pour-une-bonne-hydratation
<![CDATA[Les bienfaits de la canneberge ou encore Cranberry!]]>  

Cranberry en anglais, atoca au Québec, pois de « fagne » en Wallonie, grande airelle ou canneberge en français, Vaccinium macrocarpon comme dénomination scientifique ; ce petit fruit acidulé originaire de tourbières (fagne signifie d’ailleurs « marais bourbeux » en wallon) est récolté sur quelque 16 000 hectares répartis principalement au Canada et en Amérique du Nord.

 

Avant de devenir ce fruit rouge si connu, la canneberge est blanche. À ce stade, elle aurait sensiblement la même valeur nutritive, mais les effets bénéfiques de la canneberge sont surtout documentés sur le fruit cueilli à maturité. C’est bien évidemment sa capacité antioxydante qui est la plus étudiée avec cette grande famille de flavonoïdes qui lui permet d’avoir une action protectrice vis-à-vis des désordres cardiovasculaires et autres pathologies liées à l’âge.

Parmi les principaux flavonoïdes que compte la canneberge, il y a la sous-famille des anthocyanines lui donnant cette couleur rouge. On note une concentration importante de PAC (diminutif de ProAnthoCyanines) et surtout de PAC de type A, qui ont la particularité de limiter l’adhérence de bactéries comme Escherichia coli au niveau de la vessie. Bactérie fréquemment responsable d’infections urinaires.

L'ancienne Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé – AFSSAPS – avait reconnu que 36 mg de PAC de type A pouvaient avoir une influence bénéfique sur la prévention des infections urinaires, mais, en 2009, l’actuelle Agence européenne ne confirme pas cette action curative vis-à-vis des infections urinaires. Néanmoins, ces anthocyanes, en compléments d’autres thérapies médicamenteuses ou naturelles, restent une solution complémentaire à ne pas négliger pour réduire la durée et la fréquence de ces épisodes urinaires fort désagréables !

Cette airelle renferme aussi du resvératrol, un polyphénol bien connu du jus de raisin, avec des concentrations très proches de celui-ci. Ce duo d’agents protecteurs semble être impliqué favorablement dans les désordres gastro-intestinaux, et particulièrement dans la prévention de la prolifération de la bactérie Helicobacter pylori au niveau de l’estomac. Beaucoup de personnes sont porteuses de cette bactérie (≈ 50 %), qui dans certaines conditions peut se multiplier, agresser la muqueuse gastrique et provoquer des ulcérations plus ou moins graves.

Encore une fois, la canneberge n’est pas LA solution à cette pathologie chronique, mais, si elle peut permettre d’améliorer l’éradication d’H. pylori ou d’éviter des thérapies plus lourdes ou de s’associer à celles-ci en cas d’évolution importante de la maladie… pourquoi s’en priver lorsque l’on sait que 2 à 20 % des personnes infectées déclareront un ulcère et que 1 % d'entre elles développeront un cancer de l'estomac !

Une autre substance de ce fruit, l’acide ursolique, que l’on retrouve aussi dans la peau de raisin, de pomme… dans le romarin, le thym, le basilic, le thé…, aurait des potentialités antibactériennes complémentaires des précédentes et également des propriétés anticancéreuses, mais, dans ce domaine, des études chez l’homme sont nécessaires pour confirmer cette action antiproliférative.

Enfin, et toujours par ces mêmes mécanismes, the cranberry réduirait la formation de la plaque dentaire, et donc des caries et pathologies parodontales. Les industriels, toujours avides de nouveautés, se sont d’ailleurs empressés de commercialiser des dentifrices au cranberry. En contrepartie, espérons que nos dents ne se teinteront pas en cette couleur caractéristique pourpre !

Alors, saupoudrons nos plats ou desserts de canneberge séchée, additionnons-la dans nos sauces et vinaigrettes ou utilisons-la en jus pour compléter des coulis, des compotes, des desserts lactés… pour le plus grand bien de nos dents, de nos vaisseaux, de notre estomac… et de notre vessie !

 

Pascal Guerit

Docteur en Pharmacie

DU diététique et Nutrition

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https://www.mesoigner.fr/conseils/479-les-bienfaits-de-la-canneberge-ou-encore-cranberry
<![CDATA[Tout savoir sur les coups de soleil]]> L’été a débuté le 21 juin et les vacances approchent. Tout le monde a envie de profiter des rayons du soleil durant les vacances d’été pour recharger ses batteries après une période de Covid compliquée. Malgré les nombreux points positifs du soleil, il faut faire attention aux coups de soleil et aux effets nocifs du soleil.

 

Qu’est-ce que le coup de soleil ?

Le coup de soleil est une brûlure plus ou moins grave de la peau induite par les rayons UVB du soleil pouvant provoquer des rougeurs, une douleur avec prurit (démangeaisons) et parfois des phlyctènes (cloques). Le bronzage est une réaction de défense à une agression solaire qui n’a pas dépassé un certain seuil, au-delà survient le coup de soleil qui détruit des milliers de cellules de l’épiderme.

 

Quels sont les 3 différents types de brûlure que peuvent induire les rayons du soleil ?

La brûlure du 1er degré est une rougeur de la peau sans cloques apparaissant de 6 à 24h après l’exposition. Un coup de soleil du 1er degré guérit en 1 semaine sans laisser de pigmentation ni de cicatrice. La brûlure peut-être plus intense et entrainer une desquamation de la peau (peau qui pèle).

La brûlure du 2ème degré superficiel est associée dans les heures qui suivent l’exposition à l’apparition de cloques, celles-ci sont remplies d’un liquide transparent. Un coup de soleil du 2ème degré superficiel guérit en 2 semaines pouvant laisser des taches un peu plus brunes que votre couleur de peau. Elles mettrons un certain temps à disparaître.

La brûlure du 2ème degré profond est plus grave, elle engendre des cloques non douloureuses car les terminaisons nerveuses ont été brûlées. Un coup de soleil du 2ème degré profond a une guérison plus lente d’environ 1 mois et laisse des cicatrices.

 

Comment soulager la douleur après un coup de soleil ?

Dès l’apparition d’un coup de soleil, il ne faut plus s’exposer au soleil, si vous devez sortir, protégez les zones brûlées par des vêtements amples, en coton. Rincez abondamment à l’eau froide ou tiède avec un savon doux pour enlever le sel, le sable ou le chlore qui augmentent l’irritation de la peau. Séchez la peau en tamponnant avec une serviette douce et appliquez une pommade apaisante et cicatrisante spéciale contre les coups de soleil comme la Biafine, l’Osmosoft ou autre que vous trouverez en pharmacie. Hydratez-vous bien en buvant au moins deux litres d’eau sur la journée. Surveillez la température et prenez un antalgique type paracétamol en cas de maux de tête.

 

Comment éviter les coups de soleil ?

Pour éviter les coups de soleil, il est impératif d’appliquer en couche épaisse une crème solaire et de renouveler l’application toutes les 2h ou après être allé dans l’eau. Il faut éviter de s’exposer aux heures les plus chaudes c’est-à-dire entre 12h et 16h et limiter la durée de l’exposition. Pensez à boire régulièrement de l’eau pour éviter la déshydratation.

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien en cas de coup de soleil.

 

Source :

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/coup-soleil/coup-soleil-risque-exposition-solaire

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https://www.mesoigner.fr/conseils/477-tout-savoir-sur-les-coups-de-soleil
<![CDATA[Haut les cœurs !]]>  

Quand votre tête dit « oui », et que votre cœur dit « non ». Quand votre corps semble flotter entre deux eaux, et que le sol semble vous abandonner sous vos pieds, quand vous semblez pris dans un tourbillon vertigineux et si tous vos sens sont dans un charivari indescriptible… nul doute, les nausées sont là, bien présentes, prêtes à vous faire vivre un début de « fin du monde » !

 

Si les dieux possédaient l’ambroisie, boisson dont le nectar leur assurait l’immortalité, la nature nous a donné mille et une plantes pour nous garder (droits) sur le plancher des vaches !

Vous rappelez-vous cette chanson de Gaston Ouvrard « J’ai la rate, qui s’dilate – J’ai le foie, qu’est pas droit… Ah, bon Dieu que c’est embêtant d’être toujours patraque. »

À elle seule, cette chanson pourrait décrire les symptômes que nous ressentons lors de nausées. La nausée est un trouble qui se traduit par une envie de vomir. Elle trouve sa cause le plus souvent dans une insuffisance à pouvoir digérer les aliments. Elle peut également être consécutive à la prise de certains traitements médicamenteux toxiques pour le foie, ou être le symptôme d’une autre affection (maladie hépatique, intestinale, anxiété ou stress important, migraine, grossesse…). Si vous souffrez d’un état nauséeux qui ne cède pas sous 24 ou 48 h, une consultation médicale s’impose afin d’en déterminer la cause. Bien souvent, elle est évidente, et votre pharmacien phytothérapeute pourra vous proposer des traitements « simples », efficaces et peu onéreux.

 

Le gingembre

La plante majeure est, à mon avis, la racine de gingembre. Nous utiliserons avec bonheur l’extrait sec de gingembre en gélule, dont la poudre pourra être aisément diluée dans un jus de fruit ou un peu d’eau pour les enfants (même très jeunes) et proposée aux adultes, y compris les femmes enceintes. La posologie peut être adaptée à l’importance des symptômes et à leur fréquence sans grand risque… Idéal lors de départ en vacances où le mal des transports guette. À noter depuis quelques années, l’existence sur le marché de sucettes au gingembre pour lutter contre les nausées en voiture (ou l’art d’associer l’utile à l’agréable !).

En poudre de plante, compter 2 g pour lutter chez l’adulte contre nausées et vomissements. Le goût légèrement piquant et poivré peut être quelquefois un obstacle, et nous lui préférerons la première solution proposée ci-avant. Ce dernier inconvénient est à prendre en considération chez les patients suivant des chimiothérapies anticancéreuses où le goût peut être altéré.

 

La gemmothérapie

Dans tous les cas, il est utile d’associer quelques incontournables de la gemmothérapie en traitement de fond, à commencer dès l’apparition des symptômes ou deux jours avant, si ceux-ci sont attendus. Le bourgeon de figuier (Ficus carica) agit en amont de problèmes liés au stress qui perturbent l’estomac ou le transit.

Le bourgeon de romarin (Rosmarinus officinalis) est le protecteur du foie tout en stimulant le système nerveux et la sphère psychique. Enfin, le genévrier (Juniperus communis) est un remarquable draineur hépatorénal, à utiliser en cas d’intoxication et notamment dans le cadre de chimiothérapie, d’hépatite chronique et de cirrhose. Ces remèdes pourront être utilisés seul ou en synergie, à la dose de 5 à 25 gouttes par jour à jeun sur une période de 3 semaines, pouvant être renouvelée après 10 jours d’arrêt.

Les huiles essentielles ont aussi toute leur place dans le traitement des nausées. La plus commode est l’HE de citron, hépatoprotectrice par excellence. Elle peut être utilisée chez l’enfant dès 3 ans et chez la femme enceinte (se rapprocher de votre phyto-aromathérapeute). Éventuellement, elle pourra être associée à l’HE de gingembre (pas tout à fait un hasard…) et à l’HE de camomille noble avec 2 ou 3 gouttes du mélange dans 1/2 cuil. à café de miel 2 ou 3 fois par jour selon besoin.

Bien sûr, je ne vous quitterai pas sans vous parler des incontournables, menthe poivrée, mélisse, camomille, lavande… dont les effets positifs sur les nausées ne sont plus à démontrer. Nos grands-mères les utilisaient en tisanes, ou quelquefois en petits sachets attachés en médaillons autour du cou afin que les effluves excitent préventivement la vitalité du patient et le maintiennent en bon éveil.

Aussi, lors d’un voyage ou d’un traitement, afin de ne pas avoir l’estomac barbouillé et la tête dans le sac, de pouvoir garder l’œil et le teint frais…, faites confiance à ces plantes pour combattre votre mal-être intérieur… 

 

Christian Rodicq

Docteur en Pharmacie – Phytoaromathérapeute

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https://www.mesoigner.fr/conseils/476-haut-les-coeurs
<![CDATA[Cet été, on mange sain… et frais !]]>  

Riches en eau et gorgés de vitamines, les fruits et légumes figurent parmi les incontournables de l’été. Pour un maximum de plaisir, dégustez-les bien frais. Mousses, soupes et granités…

 

Tous les bienfaits des légumes et des fruits se retrouvent dans les soupes froides. La plus célèbre bien entendu : le gaspacho. Originaire d’Andalousie, il est composé de tomates, de pain rassis, de concombres, de poivrons et d’oignons. L’eau délie cette soupe, et l’ail, l’huile et le vinaigre de Xérès l’assaisonnent finement. Longuement marinés dans un saladier avec un peu de sel, les ingrédients sont mixés crus, ce qui permet une meilleure conservation des vitamines et des minéraux. Un délice méditerranéen, à savourer glacé par fortes chaleurs.

 

Mais cette recette traditionnelle ne doit pas monopoliser votre cuisine pour autant. Il y a tant d’autres soupes fraîches à tester. Côté recettes salées, misez donc sur les légumes saison. Les tomates, les poivrons et les concombres dons, mais aussi les petits pois ou le fenouil se prêteront à merveille à l’exercice.

 

À faire mousser !

Les mousses fraîches de légumes et de fruits, ou encore espumas en espagnol, ont, elles aussi, plusieurs avantages. Fraîches et légères, elles permettent déjà de présenter à vos invités une préparation originale et pleine de saveurs. Vous pourrez en effet jouer sur la combinaison d’épices et de condiments, comme les piments, le gingembre, le poivre, la coriandre. La mousse s’avère plus agréable au niveau de la texture pour les palais. Sans oublier que vous pouvez également jouer sur les couleurs, à l’envi !

 

Autre avantage, toutes les combinaisons sont possibles, et pratiquement tous les légumes se prêtent à cette préparation. Concombre, carotte, petits pois, brocolis… Laissez donc votre imagination prendre le dessus.

 

Et au dessert ?

Vous pouvez aussi tester la version soupe fraîche de fruits. Fraises, pêches, cerises, melons… seront parfaits, eux aussi, pour vous rafraîchir au dessert. Votre imagination est la seule limite en la matière. Car toutes les associations peuvent se révéler à votre goût. Côté technique, c’est tout simple. Un peu de sirop d’agave ou de miel pour donner plus de douceur, des condiments comme l’anis, la cannelle ou le gingembre si vous le souhaitez, et le tour est joué ! Il suffit de mixer le tout et de le laisser refroidir au réfrigérateur avant de déguster. Si vous manquez d’idées, vous aurez un succès assuré avec la soupe de fraise au basilic. Un délicieux classique.

 

Enfin, arrivés directement de Sicile, les granités connaissent un vrai succès. Une source de fraîcheur garantie ! Visuelles tout d’abord, puisque ces boissons composées de glace pilée sont une ode à la fraîcheur. Tellement froides d’ailleurs qu’il est bien souvent compliqué de les conserver en main. Ces granités siciliens sont à base d’eau, de sucre et de citron. Faciles à réaliser, ils se préparent au mixeur, en y mélangeant d’abord le jus de citron avec un peu de sucre, avant d’ajouter les glaçons et de mixer le tout.

 

Sinon, dans la perspective de nouvelles vagues de chaleur, préparez-vous des glaçons de jus de fruits. Pressez un citron, disposez le jus obtenu dans un bac à glaçons. Vous ressortirez ces derniers pour les plongez au fond d’un grand verre d’eau fraîche. La première gorgée sera un pur bonheur… Les autres aussi.

 

 

Et à l’apéro, des jus et cocktails… sans alcool !

Les terrasses et apéritifs de l’été se suivent et… se ressemblent ! Mais par goût, par envie de mettre votre foie au repos ou tout simplement parce que vous êtes enceinte, vous ne buvez pas d’alcool. Voici donc quelques astuces pour préparer des breuvages sains et savoureux.

 

Tout d’abord, sachez que les cocktails sans alcool ne se limitent pas à la traditionnelle limonade ou au Perrier tranche. Vous pouvez tout à fait apprécier un spritz, un mojito, une pina colada ou une mauresque en version soft. Vous pouvez aussi miser sur le pouvoir gustatif et énergisant des fruits et légumes. La banane, la goyave, la fraise, la mangue ou encore la carotte et le concombre… vous avez le choix en mixant ces derniers, puis en les mélangeant avec de l’eau gazeuse, du Schweppes ou de la limonade.

 

Les épices relèvent le tout

Une astuce pour stimuler les papilles ? Ajoutez des épices, de parfaits antioxydants pour purifier votre organisme en éliminant les toxines. D’autant que leurs effets augmentent quand elles sont mélangées avec les vitamines des fruits et des légumes. Elles contribuent aussi à l’équilibre acido-basique, et atténuent donc l’acidité de certains fruits, parfait si vous utilisez des agrumes (citrons, oranges, pamplemousses…) dans vos cocktails.

 

Muscade, girofle, poivre et vanille (relaxante) se mêleront à la perfection avec un mélange de pêche, goyave et mangue mixées. Ces épices sont connues pour stimuler le système nerveux. Autre astuce, saupoudrez bananes et poires mixées de cannelle et gingembre (idéal pour stimuler l’appétit, faciliter la digestion et brûler les graisses).

 

En version sucrée-salée, la carotte et l’orange se marient très bien avec le curcuma (l’un des antioxydants les plus efficaces) et des feuilles de menthe. Si vous êtes à la recherche d’un cocktail tonique, misez sur la tomate et le céleri, et relevez le tout au piment doux, épice aux propriétés analgésiques. Pour varier les plaisirs, pensez aussi à l’anis, à la badiane, au fenouil ou au cumin, efficaces pour réduire les ballonnements.

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https://www.mesoigner.fr/conseils/475-cet-ete-on-mange-sain-et-frais
<![CDATA[Note : 10/10 pour les fruits rouges]]>  

Cassis, groseille, fraise, framboise, mûre, myrtille, cerise, airelle, baie de sureau, prunelle… Une dizaine de chefs-d’œuvre de la nature, et plein de cousins qui méritent de monter sur le podium des aliments les plus intéressants nutritionnellement.

 

Voyons les 10 feux verts qui autorisent leur usage sans modération. Pour une fois que l’on peut se « lâcher » après autant de restrictions… profitons-en !

  1. Justement, après une pandémie aussi brutale et durable, nous avons besoin de retrouver de la douceur, de la lumière, de la vie. Et côté douceur, lumière, texture, saveur… les fruits rouges ont de quoi nous séduire. Leur arrivée, printanière et estivale, ravive en nous ces moments de partage. Qui n’a pas été heureux de croquer les premières fraises ou cerises mises sur les étals colorés de nos primeurs locaux.
  2. Cette explosion de couleurs qui va du rouge au pourpre vient d’une catégorie de substances qu’on appelle les anthocyanes. Ils sont intégrés à la grande famille des polyphénols, dont les bénéfices pour la santé ne sont plus à démontrer. C’est réellement la sphère cardiovasculaire qui les apprécie le plus, car ils ont la capacité de favoriser la vasodilatation et de protéger les structures internes de la paroi des vaisseaux. Nous avons tant d’études positives à leur sujet que nous pourrions faire un article complet en leur faveur, mais citons par exemple les bienfaits de la myrtille sur les microvaisseaux de nos yeux.
  3. Des caroténoïdes complètent cet arsenal santé antioxydant pour le plus grand bonheur de nos yeux, toujours eux, et de notre peau en particulier. Je ne sais si ce cocktail nous rajeunira, mais aucun professionnel de santé ne peut nier leur action protectrice sur nos cellules vieillissantes.
  4. Comme la plupart des fruits, leur richesse en vitamines C et E est bien connue. Aux alentours de 50 mg/100 g en moyenne pour la vitamine C. Le cassis peut en apporter 200 mg/100 g, soit largement la quantité quotidienne nécessaire pour une portion de ces baies.
  5. En tant que nutriments, ils sont peu caloriques, mais il est assez facile de se laisser tenter par quelques cerises supplémentaires, surtout lors d’une cueillette improvisée. Néanmoins, la multitude de vitamines, d’antioxydants et de fibres qu’ils contiennent ralentit cet excès de sucres qui pourrait être apporté si notre tentation était exagérée. À portion constante, leur consommation est une excellente manière de combler un petit creux sans « taper » dans des produits industriels marketés.
  6. Cette capacité à ralentir le passage du sucre dans le sang les classe parmi les aliments à index glycémique bas (IG entre 15 et 25, versus 60 pour la banane mûre ou 45 pour la verte). Ce qui est très intéressant chez les personnes cherchant à contrôler leur poids ou celles dont les valeurs glycémiques ont tendance à s’envoler. La modération sera toujours un leitmotiv.
  7. Les fibres sont aussi présentes et responsables de leur action régulatrice sur la glycémie, mais également très intéressantes pour nos intestins. Selon les fruits rouges, ils apportent un mix entre fibres solubles et insolubles, et par exemple groseille et framboise peuvent même en contenir près de 8 g/100 g.
  8. Ce 8e point est en relation avec les précédents, mais il est vrai que toutes les potentialités antioxydantes déjà citées en font des aliments aux potentialités anti-inflammatoires reconnues.
  9. Souvent conseillé dans les régimes dits « détox », on peut apprécier en eux leur propriété diurétique par leur teneur en eau, sels minéraux et vitamines qui dynamisent nos systèmes d’élimination.
  10. Enfin, le dernier avantage est celui d’avoir lu cet article, car je suis sûr que, maintenant, sans scrupules, vous serez plus friand de leur éclat et saurez, selon les saisons, les intégrer régulièrement dans votre quotidien !

 

Pascal Guerit

Docteur en Pharmacie

DU Diététique et Nutrition

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https://www.mesoigner.fr/conseils/474-note-10-10-pour-les-fruits-rouges
<![CDATA[Alimentation et infertilité ?]]>  

Comme l’indiquent les statistiques de l’Inserm en France, environ un couple sur huit consulte en raison de difficultés à concevoir un enfant. Dans 10 à 25 % des cas, elles ne sont pas attribuables à un défaut spécifique d’un ou des deux partenaires, mais des causes environnementales pourraient expliquer ces résistances.

 

La fécondation est un processus physiologique complexe qui fait intervenir de nombreux tissus finement orchestrés par le système hormonal. Cette sensibilité, cette délicatesse s’étagent depuis les organes intimes (ovaires) jusqu’au cerveau. Chez la femme, au-delà de la quantité des ovocytes produits, c’est leur fonctionnalité, leur capacité à migrer, leur perméabilité aux spermatozoïdes qui peut se voir fragiliser par d’autres paramètres que la génétique ou certaines maladies. Du côté des hommes, on observe au fil des décennies une baisse quantitative, mais également qualitative, des spermatozoïdes, avec un déficit énergétique, lui-même lié parfois à une fatigue plus générale.

 

Loin de ma pensée l’idée de laisser croire dans cet article que l’alimentation est la première cause d’infertilité, alors que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’insuffisance ovarienne, l’endométriose… pour ne citer que les principales pathologies féminines, amènent en premier les femmes et les couples à consulter. Consultations au cours desquelles de multiples stratégies thérapeutiques seront envisagées. Si les médecins spécialistes proposent différentes méthodes avec la plus grande rigueur, il est toujours nécessaire de rappeler les règles hygiéno-diététiques.

 

Du facteur environnemental à l’assiette

Certains équilibres sont connus pour être des freins lorsqu’ils sont insuffisamment contrôlés. Bien qu’il ne s’agisse pas de diététique, nous citerons en premier le tabagisme. Il est traditionnellement admis qu’il joue un rôle négatif à chacune des étapes de la reproduction, chez la femme comme chez l’homme, avec une qualité des spermatozoïdes altérée chez ce dernier. Ces toxines tabagiques génèrent des phénomènes oxydatifs qui perturbent insidieusement, mais profondément, les systèmes de régulation.

Dans la famille des toxines, ajoutons les pesticides, solvants, métaux lourds, divers polluants organiques… qui nous entourent et, qui pour certains, viennent perturber les régulations hormonales par leur similitude constitutionnelle. C’est ce que l’on regroupe sous le terme de perturbateurs endocriniens. Honnêtement, je ne sais pas si les ondes qui se diffusent dans notre quotidien ont un rôle négatif sur ces systèmes sensibles, mais ma conviction me laisse à penser que notre environnement est un tout et que, s’il est difficile de mettre en lumière de manière scientifique tel ou tel élément, leur association négative n’est pas additionnelle, mais plutôt exponentielle !

 

On s’intéresse de plus en plus à ces causes environnementales et aux mauvaises répercussions qu’elles pourraient avoir directement sur notre génome et indirectement sur celui-ci. C’est ce que l’on appelle l’épigénétique. Cette science étudie les expressions différentes d’un même génome en fonction de différents types d’imprégnations environnementales ou alimentaires, par exemple. La bonne surprise est que cette somme d’informations complémentaires dévoilées par nos comportements ou notre environnement est réversible ; ce qui montre à quel point nos habitudes hygiéno-diététiques et notre environnement peuvent interférer négativement, mais heureusement aussi positivement, sur l’expression de ces variations de notre génome.

 

Afin d’illustrer ce paragraphe un peu technique, rappelons-nous, dans notre entourage, ce couple d’amis qui, après maintes tentatives de traitements ou de fécondation artificielle, se voit récompensé par une grossesse inattendue après l’arrêt de tous les traitements. Les facteurs psychiques influeraient-ils sur nos gènes par ce phénomène de l’épigénétique, auraient-ils un si grand pouvoir de nuisance lorsqu’ils ne sont pas contrôlés ? On estime que les chances de fécondation seraient diminuées de près de 40 % chez les femmes présentant un niveau de stress élevé au moment de la fécondation. Idem pour les hommes avec des spermatozoïdes « épuisés » face à ce déficit énergétique imputable au stress et aux tensions quotidiennes.

 

La diététique de la fertilité

Face à cette spirale désinhibante du stress, il faudra mettre l’accent sur les aliments riches en magnésium et en coenzyme Q10 (CoQ10), comme notre incontournable chocolat noir de fin d’après-midi (ou plus fréquemment chez les plus gourmands !), des produits de la mer, crustacés et coquillages qui nous apportent également du zinc, principal cofacteur enzymatique avec son cousin le magnésium. Le CoQ10 devra souvent être donné sous forme de compléments alimentaires (100 à 200 mg/j). On le trouve bien dans les brocolis, les fraises, les épinards, l’huile de soja, les pistaches… mais malheureusement en quantité trop faible par rapport à cet apport conseillé.

 

Alors, dans ce contexte d’infertilité qui nous préoccupe, quelles seraient les bonnes bases d’une « diététique de la fécondité », une fois les tensions psychiques maîtrisées ?

 

En préambule, on notera qu’il est admis que le surpoids, l’obésité sont des facteurs aggravant cette infécondité. En effet, l’accumulation de graisses au niveau du tissu adipeux génère de l’inflammation et des signaux hormonaux (leptine, adenopectine…) qui désynchronisent les contrôles hypothalamo-hypophysaires, eux-mêmes responsables de la sécrétion des hormones féminines et masculines.

 

Alors oui, toutes les règles alimentaires qui iraient dans le sens d’une régulation glucidique seraient  intéressantes à mettre en place pour ces couples en difficulté. On voit ici, qu’au-delà de cette accumulation de graisses, ce sont les signaux inflammatoires qui potentialisent ces dérégulations. Une alimentation moins inflammatoire et par ailleurs moins acide sera une bonne base à promouvoir. Il faudra mettre de côté les protéines animales, les céréales raffinées, les produits sucrés et les produits laitiers transformés (fromages en particulier) qui inondent notre corps de mauvais signaux, et privilégier de préférence un surplus de végétaux, d’aliments non transformés, d’aliments de saison et bio si possible, pour rejoindre notre paragraphe sur les toxines !

 

Si le foie est un organe capital dans la régulation glucidique, il intervient également dans la détoxification, la synthèse et la dégradation de plusieurs hormones. Les aliments qui lui sont favorables sont nombreux, mais citons : avocats, cannelle (elle-même intéressante pour la glycémie), curcuma et gingembre aux propriétés également anti-inflammatoires, huile d’olive, mais également en complément, les aliments ou huiles riches en oméga-3, les fruits rouges, le thé vert, le thym, le romarin… et de nombreux condiments et épices riches en polyphénols protecteurs.

 

Bien que davantage étudiée dans le cadre des pathologies cardiovasculaires, l’alimentation à tendance méditerranéenne est un « régime » à privilégier pour ses bonnes constantes nutritionnelles.

 

Enfin, si une baisse de la libido accentue ces problèmes d’infertilité, des condiments « passion » stimulants, comme le gingembre, le wasabi, le piment d’Espelette… pour ne citer que les plus réputés, pourront agrémenter un dîner romantique !

 

Dans ce numéro, un carpaccio « sentimental » vous est proposé, mais à consommer avec modération…

 

Pascal Guerit

Docteur en Pharmacie

DU Diététique et Nutrition

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https://www.mesoigner.fr/conseils/473-alimentation-et-infertilite
<![CDATA[Quelle crème solaire pour cet été ?]]>  

L’indispensable des vacances, qui rime avec un teint hâlé, c’est la crème solaire destinée à bien protéger sa peau contre les rayons UV. La choisir de qualité, adopter les bons gestes et éviter certaines erreurs permettra de préserver la peau en bonne santé.

 

Bon à savoir

Les filtres sont les principaux actifs d’une crème solaire dès lors qu’ils protègent la peau contre les UVA et les UVB. L’indice de protection (SFP) concerne les UVB, qui endommagent la couche superficielle de la peau, et garantit une protection contre les UVA, qui pénètrent profondément dans la peau, au moins égale au tiers de la protection UVB. Une crème avec un indice de protection élevé affichera un IP ou SPF 50 +, ce qui n’empêchera pas de bronzer, mais protégera la peau contre le vieillissement cellulaire prématuré. Afin de bien apprécier le degré de protection à choisir en fonction de son phototype, le conseil de votre pharmacien vous sera utile. Mais attention, selon les experts, nous devrions être plus généreux que nous ne le sommes avec la quantité de crème à étaler, au risque d’avoir une protection moindre que celle indiquée sur le produit. La bonne dose à appliquer serait l’équivalent d’une cuillère à café par bras, deux par jambe, la même quantité pour le dos, et au moins une cuillère à café pour le visage ainsi que pour le cou et le décolleté. Un écran solaire protège en moyenne deux heures. Il est détruit par la sudation et l’eau, même s’il est « waterproof ». Il doit donc être renouvelé très régulièrement. Les crèmes solaires ont une date de péremption et se conserve en général 12 mois après l’ouverture. Toutefois, il est déconseillé de réutiliser sa crème de l’an passé, même si le tube n’est pas fini. La générosité est décidément de mise pour être certain d’avoir une bonne protection solaire !

 

Savoir bien se protéger

La crème solaire ne suffit pas. Il est préférable de ne pas s’exposer entre 11 heures et 17 heures. Les risques de brûlures sont alors moindres, les rayons ultraviolets étant plus filtrés, ils sont moins nocifs pour la peau. Se méfier également des temps brumeux, les nuages ne filtrent que 50 % des ultraviolets. Lunettes, chapeau, vêtement couvrant, feront également partie de la panoplie estivale. L’utilité d’une protection solaire ne se limite pas à la plage ou à la piscine. Farniente dans le jardin ou à la terrasse d’un café, promenade en ville nécessitent aussi de protéger sa peau du soleil. Certains produits solaires laissent sur la peau un "toucher sec" plus adapté à une activité urbaine.

 

Protection solaire : minérale ou chimique ?

Dans les crèmes solaires traditionnelles, les filtres sont de synthèse et issus de la pétrochimie. Regardez la composition du produit solaire retenu pour vous assurer qu’il ne contient pas de perturbateurs endocriniens, et vérifiez les substances suspectées sur les listes INCI (la nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques), même si la plupart des marques européennes retirent peu à peu les filtres nocifs pour la santé. Sachez que les filtres solaires chimiques ne fonctionnent pas immédiatement après avoir étalé la crème sur la peau. Il faudra attendre de 20 à 30 minutes pour être protégé.

Avec l’engouement pour le bio qui s’étend de plus en plus aux produits cosmétiques, les écrans solaires bio ont beaucoup évolué et offrent un niveau de protection identique à ceux synthétiques. Ils répondent aux normes de composition et d’étiquetage imposées par les directives européennes sur les cosmétiques. Dans les crèmes solaires bio, des filtres minéraux sont utilisés, tel le dioxyde de titane ou l’oxyde de zinc. Ils fonctionnent en reflétant les rayons du soleil sur la peau pour arrêter les rayons UV, comme des miroirs. Sans conservateur ni parfum de synthèse, sans parabène… Les formules naturelles renferment des huiles végétales pour assurer la souplesse de la peau. Au fil du temps, leur texture est devenue plus fine, moins blanche et moins collante, toutefois, elles restent souvent encore un peu difficiles à étaler.

 

Et l’écologie ?

Choisissez un produit à la formule biodégradable pour ne pas abîmer les lieux de baignade, préférez les filtres liposolubles (pas les solaires waterproof) et une formule sans silicones ni parabènes pour protéger les fonds marins… Un bon produit solaire ne devrait-il pas que contenir des filtres et une formule sans danger pour l’utilisateur et l’environnement ?

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https://www.mesoigner.fr/conseils/472-quelle-creme-solaire-pour-cet-ete
<![CDATA[Ces émotions qui nous dirigent]]>  

Depuis une vingtaine d’années, les neurosciences explorent le fonctionnement de notre cerveau. La recherche fait progresser la compréhension de ses mécanismes, et les techniques d’imagerie fonctionnelle permettent de visualiser les zones impliquées lors des activités comportementales et cognitives. Pour le Dr Bernard Anselem, médecin spécialiste en imagerie médicale, titulaire d’un master de recherche en neuropsychologie : « L’évolution spectaculaire des connaissances permet d’améliorer notre rapport aux émotions et à la satisfaction de vie. » Dans son ouvrage*, il présente ces avancées et des applications concrètes pour cultiver un bon équilibre émotionnel.

 

 

Quel est le rôle d’un neuropsychologue ?

Dr Bernard Anselem : la neurospychologie est une matière qui touche à la fois à la psychologie scientifique et à la neurologie. Le neuropsychologue s’occupe d’une part des processus et des mécanismes neurologiques qui sous-tendent toutes nos fonctions cognitives et cérébrales, et d’autre part de leurs applications dans nos comportements, c’est-à-dire dans la psychologie qualifiée de scientifique ou expérimentale, par opposition à la psychologie plus ancienne qui était introspective.

 

Dans quelles proportions nos activités cognitives échappent-elles à notre conscience ?

Dr B.A. : Selon les évaluations scientifiques, qui se fondent sur des mesures d’activités cérébrales, on situe autour de 90 % notre activité non consciente. Lorsqu’une personne réalise une tâche complexe, on constate une augmentation de dépense énergétique de moins de 10 %, par rapport à un moment où elle est au repos. Le cerveau doit économiser son énergie car il fait un nombre extraordinaire, incalculable, d’opérations à la seconde, bien plus qu’un ordinateur, en dépensant beaucoup moins d’énergie que lui. Pourtant, en permanence, le cerveau choisit les manières les plus économiques de gérer ses échanges avec l’extérieur et avec l’organisme.

 

Si le cerveau gère de manière automatique les habitudes et le connu, quels mécanismes régissent les émotions ?

Dr B.A. : Pour les émotions, on observe une partie non consciente qui est prédominante, et une partie consciente qui est la perception, le ressenti subjectif d’une personne. Il s’agit de la définition générale de l’émotion au niveau neurologique. À partir du moment où il existe un stimulus qui est considéré comme prioritaire par l’organisme quelle que soit la raison, cette information importante est gérée par des réseaux émotionnels afin que l’organisme s’y adapte. Plusieurs niveaux seront impliqués. Intervient donc tout d’abord le tri des informations par les réseaux émotionnels, puis la partie préparation du corps à l’action. Ce sont des mécanismes extrêmement rapides qui vont se mettre en place par les systèmes nerveux sympathique et parasympathique. Ensuite arrive la perception subjective. Ressentir telle ou telle émotion va produire un certain nombre de pensées et de jugements d’évaluation conscients cette fois. Par exemple, à partir d’une émotion comme la peur, la pensée consciente va être de se protéger de la situation par un comportement. Ce ressenti subjectif, les pensées et les jugements qui en découlent, sont la partie visible de l’iceberg.

 

Comment faire face à une émotion pénible lorsque notre conscience la perçoit ?

Dr B.A. : Quand on perçoit l’émotion, tout un mécanisme s’est donc produit. Il est déjà trop tard pour la supprimer. Et, en essayant de la contrôler, on va se mettre en échec puisque ce n’est pas possible, d’où l’apparition de doutes, de dévalorisation de soi, d’éléments qui ne sont pas constructifs. En revanche, si on accepte l’émotion désagréable telle qu’elle se forme, outre le fait de gagner du temps et de l’énergie, on va dédramatiser la situation et pouvoir se concentrer sur les solutions plutôt que sur l’idée inadéquate de tenter de la contrôler.

 

Mais comment lutter contre les pensées négatives et les ruminations qui tournent, elles, en boucle ?

Dr B.A. : L’acceptation va limiter et faire baisser la tension émotionnelle dès lors que l’émotion ne dure que quelques secondes ou minutes. Ensuite, des phénomènes de régulation apparaissent et font leur effet. Si on ne l’entretient pas, l’émotion diminue, mais bien souvent, lorsqu’elle est assez forte, elle va revenir de manière inopinée. Elle se met en boucle dans notre conscience, dans notre esprit, les pensées intrusives reviennent. Indépendamment de l’acceptation, afin de les éviter, d’autres stratégies peuvent intervenir, s’impliquer par exemple dans une stratégie d’action ou une activité physique ou sportive.

 

D’autres stratégies agissent-elles à plus long terme ?

Dr B.A. : Oui, il existe des stratégies comportementales plus élaborées. La méditation en pleine conscience et le contrôle respiratoire, appelé la cohérence cardiaque, qui réguleront les émotions au niveau corporel. Cela consiste à ralentir son rythme respiratoire pendant cinq minutes et à se focaliser dessus. Le cœur entre en résonance avec la respiration. L’effet est quasi immédiat. Il existe des applications gratuites à télécharger si besoin. Cette méthode est efficace tout de suite et ne nécessite aucune formation, contrairement à la méditation, qui aura un effet plus profond mais demande un apprentissage.

 

Peut-on modifier l’orientation des pensées ?

Dr B.A. : Au niveau de l’esprit, on fait appel à des stratégies cognitives. Il s’agit de modifier les pensées, de réévaluer la situation sous une perspective plus favorable. Au lieu de chercher par exemple pourquoi on a échoué, on peut se demander quels atouts on possède pour rétablir la situation. Au lieu de se concentrer sur un jugement négatif de soi, de s’autocritiquer, on va réfléchir à ses forces et ses potentiels pour parvenir à son objectif. D’autres techniques existent encore. On peut mobiliser son esprit vers les éléments positifs de la journée, par exemple, par la gratitude ou l’exercice des trois bienfaits par jour, pour apprendre à repérer le positif. On a tous tendance à préférer traiter le négatif pour des raisons de survie, mais ce n’est pas conscient. En effet, il est plus important pour l’espèce, et donc pour chaque individu, de gérer les dangers que les satisfactions. Il s’agit du biais de négativité, il génère cette tendance à ruminer. Afin de rééquilibrer les pensées, il faut apprendre à focaliser son attention sur les éléments positifs.

 

Entre l’inné, l’acquis et les automatismes, face à une perception émotionnelle inadaptée, quelle est la marge de manœuvre du cerveau ?

Dr B.A. : De par notre hérédité, notre génétique, nous possédons un certain nombre de caractères à la naissance, c’est le tempérament qui est difficilement modifiable. En revanche, nous avons une part de comportements qui peut être transformée, ce qu’on appelle la neuroplasticité. Grâce à cette capacité d’adapter les fonctions du cerveau à l’environnement, on va pouvoir acquérir des compétences en fonction des besoins, à condition de ne pas l’entraver, en favorisant la neuroplasticité pour laisser le cerveau progresser. Cette partie, dans la variation des comportements, est estimée à 50 %. La marge de manœuvre est donc importante. D’ailleurs, même la partie génétique en fonction des différents environnements ne s’exprime pas toujours, c’est l’épigénétique. Dans ce domaine, l’environnement va influer directement sur l’expression des gènes, de notre hérédité. Nous avons donc aussi un peu de pouvoir sur notre hérédité, et pas uniquement sur nos comportements, nos pensées et nos jugements.

 

D’un cercle vicieux, peut-on passer à un cercle vertueux en réorientant nos pensées ?

Dr B.A. : Si on ne peut pas gérer nos réseaux émotionnels qui sont extrêmement rapides, et travaillent en amont de l’accès à la conscience, une fois que les idées apparaissent, on peut prendre du recul, une distanciation par rapport à nos pensées et à nos comportements. Il est normal d’éprouver des émotions qui soient désagréables, peur, colère, honte, jalousie… Outre le fait de les accepter pour mieux les réguler, on pourra observer ses comportements et ses jugements comme une personne extérieure, apprendre à discuter avec soi-même, à argumenter, et, en fonction de son esprit critique, à considérer ce qui en découle sous un autre angle.

 

Renforcer de nouveaux itinéraires neuronaux demande-t-il beaucoup d’effort et de méthode ?

Dr B.A. : C’est un apprentissage, pareil à toute activité physique ou mentale, apprendre à parler une langue étrangère, à jouer d’un instrument de musique ou au tennis... avant de progresser, les débuts sont laborieux. Par exemple, les personnes débutant la pratique de la méditation en pleine conscience n’y arriveront pas, mais, en apprenant à repérer leurs émotions, à les accepter, à les ressentir, elles parviendront en quelques semaines à acquérir de la distance vis-à-vis de celles-ci, et ainsi à limiter leurs effets nocifs. C’est l’apprentissage du décentrage et de la dé-fusion avec les pensées.

 

Trouver un équilibre émotionnel, est-ce un objectif accessible à tous ?

Dr B.A. : On ne peut modifier les structures cérébrales profondes qui restent pérennes, mais si on peut modifier celles à l’origine de nos comportements et de nos jugements, c’est accessible à tout le monde. Que la stratégie soit à effet immédiat comme s’occuper l’esprit par une activité physique ou à plus long terme comme la méditation en pleine conscience ou la réévaluation, toutes ces stratégies peuvent être apprises pour agir sur les désagréments de la vie courante. Les thérapies comportementales et cognitives inspirent beaucoup les recherches appelées la psychologie positive qui ne vise pas à réparer ce qui va mal, mais à améliorer et à faire progresser les individus, soit dans leur équilibre interne, soit dans leurs relations aux autres. Avec de la régularité et de la persévérance, on peut avoir des objectifs pour améliorer significativement, au quotidien, son ressenti, sa perception, son bien-être, son jugement... Chacun possède un potentiel énorme pour dépasser un certain nombre de difficultés en s’orientant vers le positif, la gratitude, le lien vers les autres qui est très constructif, et en cherchant ses motivations profondes. Il faut aider son cerveau à s’orienter dans les bonnes directions. Il faut apprendre à repérer et à cultiver les émotions positives.

 

*« CES ÉMOTIONS QUI NOUS DIRIGENT, comprendre nos émotions, cultiver ce qui nous renforce, optimiser nos choix de vie », aux éditions Alpen.

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